Construire un mémoire technique : comment faire ?

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Le mémoire technique est l’élément principal de votre réponse, puisqu’il présente votre proposition à l’acheteur. Pour construire un mémoire technique, ayez en permanence sous les yeux le CCTP, puisque c’est lui qui va vous guider dans votre rédaction.

1. Construisez le plan du mémoire technique

Analyser le règlement de consultation

Pour élaborer le plan, dans un premier temps, il faudra prendre en compte les critères et sous-critères stipulés dans le règlement de consultation. Ces derniers vous donnerons les parties à développer (moyens humains, moyens matériels organisation, environnement, etc).

Décortiquer le CCTP

Dans un deuxième temps, « décortiquez » le Cahier des Clauses Techniques Particulières. En effet ce document vous permettra d’affiner votre plan, surtout pour les aspects « déroulement de la prestation ».

Vous pouvez, également, vous aider du DQE (devis quantitatif estimatif). Cette pièce peut contenir des informations pour faire votre plan.

2. Rédigez votre mémoire technique

Cette étape est, évidemment, la plus fastidieuse et chronophage, surtout si c’est la première fois que vous répondez à un appel d’offres.  Voici quelques conseils :

Rédigez une introduction. Elle permettra de montrer que vous avez adapté l’offre aux besoins de l’acheteur public, que vous avez bien compris la problématique générale et les objectifs de l’acheteur. Le fait de faire apparaître, dès le début de votre mémoire technique, que vous avez bien cerné le contexte, donnera plus de « crédit » à la suite de votre document. Gardez toujours en tête, pour construire un mémoire technique, que les personnes qui le liront ne font pas le même métier que vous, n’ont pas votre expertise sur le sujet ni vos compétences. Votre mémoire technique doit pouvoir être compris par tous. Privilégiez pour cela les phrases courtes, et utilisez autant que possible les termes employés par l’acheteur dans son dossier. Si plusieurs mots sont possibles pour désigner la même chose, utilisez le même que lui. Ne cherchez pas à « épater », vous obtiendriez l’effet inverse : l’acheteur veut être sûr que vous répondez bien à sa demande. De même, ne cherchez pas à tout prix à proposer des « plus ». L’acheteur pourra légitimement se dire qu’il ne veut payer que pour ce dont il a besoin. Ne négligez pas la forme, elle est importante, pensez à aérer votre mémoire technique, à titrer et à illustrer vos propos. Celui-ci doit être agréable à lire.

N’oubliez pas : le professionnel, c’est vous. N’attendez pas de l’acheteur qu’il déduise des choses que vous n’avez pas jugé utile de préciser juste parce qu’elles vous paraissaient évidentes. Le mémoire doit donner envie à vos lecteurs de travailler avec vous. C’est à votre mémoire technique que vous devrez certaines de vos notes.

3. Relisez votre mémoire technique

Optimiser la structure du document

Vous aurez deux types de relecture. La première est celle de la structure. Vous devez vérifier que tous les besoins de l’acheteur ont été évoqués.  Si vous avez pris soin de réaliser un plan en fonction du RC et CCTP, cela vous prendra peu de temps.

Parlez français !

La seconde relecture concerne la syntaxe, la grammaire et l’orthographe. Des coquilles peuvent subsister, mais un trop grand nombre de fautes donnera à votre lecture une mauvaise impression. Si vous doutez de vous s’agissant de l’orthographe, faites-vous relire !

Si vous avez besoin d’aide concernant la structure de votre mémoire technique, vous pouvez faire appel à Onémis afin d’obtenir de précieux conseils dans la formation de votre document.

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